Un jour en Indochine

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 N°8-Divers : Il y a des jours comme ça...

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Indotab

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Date d'inscription : 22/09/2008
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MessageSujet: N°8-Divers : Il y a des jours comme ça...   Sam 7 Fév - 3:10

Il y a eu ce jour de novembre où, avant de se rendre au concert, l’arrêt supermarché s’impose et l’on emboutit une voiture en voulant se garer juste à côté, lui embarquant le pare-chocs arrière.
Il y a eu ce jour de décembre où le GPS n’existait pas encore pour nous, quinze jours de permis à notre actif et largués sur le périphérique à la recherche de Bercy. Mappy n’est pas un excellent ami dans ces grands instants de solitude.
Après tout ça, on pense que l’on ne peut pas faire pire…

Il y a eu ce jour de mars qui est venu bouleverser cet avis.

Sur la route, on se rend compte que l’on a oublié d’acheter un gâteau d’anniversaire pour se le fêter avec vingt-quatre heures d’avance en compagnie d’autres indochinois. On l’avait promis mais on ne le fait pas, ça c’est de l’engagement…
A l’arrivée, on trouve le moyen de se perdre car on ne sait pas si c’est vraiment là, d’autres personnes marchent sur la route, elles semblent autant en perdition que nous. Un pompier se promène, nous lui demandons si Indochine vient vraiment se produire ici, il répond « ah bon ? »

Nous voilà bien avancés. Le parking ressemble à un terrain vague pour caravanes, on se décide à y aller, nous trouvons une amie qui venait à peine d’arriver. Sauvés…
Après cette longue marche (plus de cent mètres, je considère ça comme une randonnée), nous voilà enfin arrivés devant la salle. Rien de notable jusqu’au soir.

Ouverture des portes, en tant que moutons qui se respectent, les autres courent, on court. La salle est un peu sombre, on ne voit pas grand-chose, surtout au sol, la marche de l’avancée n’a pas pu être évitée, vol plané vertical, ça fait drôle de se sentir décoller. Je me rattrape comme je peux à la première personne qui croise mes mains désespérément tendues. Cette dernière se retourne d’un bloc, prête à m’en coller une, je m’excuse vingt fois en dix secondes. Ma cheville me fait souffrir, je suis mal retombée.

Cette personne était plus grande que moi et on nous avait dit que l’avancée avait été surélevée afin que les gens du fond (privés de gradins) puissent voir convenablement. Tout cela m’obligeait à forcer sur ma nuque pour mieux regarder. Puis au bout de quelques minutes passées à cet exercice douloureux, je décide de reposer le tout. Nicola passe et repasse
sur l’avancée, n’ayant plus les yeux à la bonne hauteur pour voir son visage, j’ai donc droit à sa face A puis B dans mon champ de vision. Distrayant sur le moment mais au bout de deux minutes, on a envie de voir autre chose. Je regarde donc ses chaussures. A côté de moi se trouve un basketteur, détail hors sujet à première vue, mais il a son importance.

Arrive le set acoustique, le groupe s’installe. Je décide de forcer à nouveau sur ma nuque. Boris se trouve juste en face de moi et lorsque Nicola se met à parler pour introduire la suite, Boris se met à grimacer pour le caricaturer en murmurant quelque chose de facilement compréhensible : « nia nia nia, et nia nia nia », ça donne quelque chose de similaire :




Les fans hurlant tout autour de nous et se sentant assurés de ne pas être entendus, on se marre comme des bossus. Nous avions tort ; Nicola s’interrompt, se penche en arrière vers Boris et lui demande quelque chose, visiblement irrité. Aïe… Boris hausse tranquillement les épaules avec un sourire hypocrite, je présume qu’il répondait qu’il ne savait pas ce qui se passait. Puis ce dernier se redresse vers nous et adopte un regard du genre « moi j’ai eu chaud mais vous deux,ça va barder ».
En fin de set, j’ai dû l’amuser puisqu’il me jette son médiator. Mais mon voisin basketteur n’a qu’à tendre les doigts pour s’en emparer.

Le concert se poursuit, arrive Punishment Park. J’ai connu l’agression à coup d’harmonica (était-ce une vengeance sournoise de la part de Nicola ?), celui-ci ricoche sur mes doigts repliés (ma main se trouvait par hasard devant mon visage), très vive douleur, l’objet rebondit vers le haut. Là encore, mon voisin n’a qu’à lever la main. Ce sera pour lui.

Puis Talulla, je reste là sans rien dire (j’ai horreur d’exprimer de l’enthousiasme), et puis je ne serai pas choisie, je le sais. Le garçon devant moi monte tant bien que mal, ça pousse comme des malades et je me retrouve donc la tête dans son postérieur tout mou (heureusement qu’il était propre, le jeune homme…), je le pousse pour pouvoir me dégager. Puis il y a cet échange de regards si particulier entre Nicola et moi, ça m’hypnotise. Je sais donc que je dois monter. Trois filles d’environ
quinze ans, dignes équivalents féminins de Chabal, se jettent sur moi,
m’arrachent les mains de la barrière et m’éjectent en arrière, me volant donc ma place. Elles se mettent à hurler toutes les trois, de vraies alarmes d’Opel Vectra, ce n’était pas humain. Assourdissant… Trois mots sortaient de leurs bouches en boucle : « Nicola, prends-moi !!! » Pulsions sexuelles
exprimées à vive voix, ou autre chose, on ne saura jamais…

Une fois le concert achevé, on trouve encore le moyen de s’égarer sur le trajet de l’hôtel. C’est ça quand les panneaux n’indiquent pas jusqu’au bout… On tourne en rond tels des poissons rouges. On y arrive enfin, nous prenons la clé, contents d’enfin pouvoir se laver. Toute une soirée à mariner contre les autres, telles des sardines Petit Navire et avoir leur sueur sur le corps, quelle horreur…
Cerise sur le gâteau, la douche était cassée, impossible de l’utiliser. Les employés de l’établissement ont refusé de la réparer jusqu’à notre départ le lendemain. (Je ne citerai pas le nom de cette grande chaîne d’hôtels pour ne pas faire de tort).

Ce concert marquant mon passage à ma 22e année fut mémorable.
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